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Quotas francophones à la radio : des députées proposent des aménagements

Réaction à l'article paru dans le journal "le Figaro"


La loi de 1994 obligeait les radios à diffuser 40% de chansons françaises (on était aux alentours de 20% auparavant). Mais je rappelle que cette loi avait été corrigée au dernier moment sous la pression de lobbyistes qui avaient supprimé l'expression "nouvelles" chansons françaises, au profit d'artistes qui étaient déjà beaucoup diffusés...


Personnellement, je suis le premier à écouter des "tubes" déjà connus, donc je suis plutôt mal placé pour m'y opposer :-) mais il faut de la nouveauté et je souhaite que l'on retrouve l'esprit créatif des 2 décennies précédentes, avant le rachat de toutes les sociétés de production et de communication par de grands groupes. Et la seule solution pour faire sauter ce VERROU, est d'imposer à toute société de diffusion, radios, services de streaming, etc,... un quota de NOUVELLES chansons françaises. Ce quota ne pourrait pas être de 40% mais par exemple de 8 ou 10%, ce qui serait déjà très bien (à adapter selon le type de média évidemment).


Parce qu'à terme, si la radio se met à moins diffuser de musique car leurs audiences chutent, si la TV ne montre que des émissions d'interprètes avec des jurys dont le rôle principal est de mettre la lumière sur eux-même, et que la presse (professionnelle et indépendante j'entends) ne se porte pas très bien, chacun ne découvrira désormais plus de nouveaux trucs que dans son coin. Finis les "Johnny" et autres "Sardou" qui remplissaient des salles immenses sur des durées de toute une vie. Une carrière, ça se construit et il faut des appuis, des relais.


A la base, je pense qu'une société qui ne défend pas sa culture (et peut-être que la musique ne rentre pas dans ce cadre...), est une société qui se meurt. La musique est la seule chose qui existe sur Terre qui peut créer du lien entre les êtres. Alors si on ne créé pas les conditions d'une unification possible, les politiciens ne pourront pas s'étonner que la société s'étiole, que l'individualisme régit tout et que nous sommes condamnés à participer à une course à l'argent, que personne n'a demandé à courir soit dit en passant. Les politiciens, quels qu'ils soient, hommes, femmes, et de tous bords confondus ne sont pas là QUE pour être élus, mais pour créer un cadre favorable pour que les gens vivent ensemble. Et ça commence par la musique.


Bien à vous, Fabrice

© 2020 by Fabrice Standler

Photos Thierry Vincent

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